Expositions 

Corine Sombrun est auteure et co-fondatrice du TransScience Research Institute. Reconnue par les chamanes de Mongolie comme l'une des leurs et formee pendant plusieurs annees aux rituels et techniques de transe, elle est a l'origine des premieres recherches scientifiques sur la transe chamanique mongloe (Flo-henry et al. 2017)

Faux-Mouvement et le Cinéma Le Klub|Metz: deux rencontres autour de Corine Sombrun.

Lea Le Bricomte

Spirit of War

 

Commissariat Maryse Jeanguyot et Patrick Nardin

du 20/06/2019 au 27/10/2019

Après les expositions Le Paysage après coup, Landscapes Afterwar(d)s (à Metz et à Phnom Penh) et Sans tambour ni trompette, nous achevons avec Spirits of wars un cycle consacré à l’après coup des conflits, en particulier la manière dont leur mémoire s’inscrit au sein des paysages.

 

Dans ce projet, Léa Le Bricomte n’explore pas le paysage à partir de sa visibilité, mais convoque au contraire ce qui relève de l’inaperçu ou de l’insaissable. Elle présente ici un ensemble de trois vidéos réalisées à Verdun avec l’ethnomusicologue Corine Sombrun, première occidentale considérée en Mongolie comme une véritable chamane. Installée dans trois lieux emblématiques du champ de bataille, celle-ci entre de sa propre volonté dans un état de transe « cognitive »; à travers cet état de conscience modifié, elle étend ses capacités perceptives, montrant un corps subitement possédé par une nouvelle présence des événements.

 

Au milieu de ces paysages aujourd’hui apaisés, une autre réalité se déploie, qui ranime aussi bien des expériences tragiques que des souvenirs parfois burlesques. Chaque vidéo est l’enregistrement brut, sans coupure ni montage, de la transe vécue, révélant de façon singulière une mémoire invisible des lieux.

Sans Tambour, ni trompette

Cent ans de guerres, commissariat Julie Crenn

Adam Adach, Giulia Andreani, Léa Beloossovitch, Bady Dalloul, Morgane Denzier, Camille François-Texier, Lebohang Kganye, Léa Le Bricomte, Claude Lévêque, Sandra Lorenzi, Randa Maddah, François Martig, Radenko Milak, Ntasha Nisic, Régix Perray, Damir Radovic, Erwann Venn.

14/12/2018 - 28/04/2019
Vernissage le Vendredi 14/12 à 18h

Conçue comme une réponse au centenaire de la Première Guerre Mondiale, Sans tambour ni trompette – Cent ans de guerres permet de revenir sur la Guerre des Tranchées ainsi que les guerres suivantes. Aux quatre coins du monde, les conflits n’ont pas cessé, l’Homme s’obstine au combat. Si des réflexions autour de la mémoire, de la commémoration ou encore de l’Histoire sont inhérentes à la démarche de certain.e.s des artistes invités, c’est avant un regard sur une époque qui est proposé : celle des guerres contemporaines. L’exposition croise des pistes de recherches liées à l’armement, la violence, l’hostilité, la stratégie, les déplacements de population, la théâtralisation, la réparation, l’information, les migrations, le territoire. C’est la guerre comme phénomène social et culturel qui émerge. Des luttes au centre desquelles l’humain est présent, plus que jamais. Sans visée documentaire, l’exposition se réfère pourtant au réel avec des œuvres qui s’en détournent, prennent du recul par rapport aux images et informations livrées par les médias, laissant planer derrière elles poésie et amertume. Conçue en plusieurs chapitres, l’exposition évolue  dans différents lieux, différentes villes. Elle a ainsi été présentée à La Graineterie à Houilles (2014), à l’Artothèque de Caen (2015), au FRAC Aquitaine à Bordeaux (2016), Au Parvis – Centre d’art contemporain de Tarbes, ainsi qu’au Musée des Hussards à Tarbes (2017). Sans tambour ni trompette – Cent ans de guerres s’installe aujourd’hui à Faux Mouvement – centre d’art contemporain de Metz.

Sans tambour ni trompette – Cent ans de guerres est une réponse à plusieurs entrées à un évènement, celui de la commémoration du Centenaire de la Première Guerre. Le mot « centenaire » est devenu le moteur du projet. La fin de la Première Guerre Mondiale a en effet laissé place à une Seconde Guerre Mondiale et à des centaines d’autres guerres partout dans le monde. La commémoration est alors envisagée comme un prétexte pour établir un constat, celui d’une permanence des conflits à travers le temps. Ces derniers laissent en héritage d’autres conflits, des traumatismes, des images, des objets, des ruines, des vies décimées. Un héritage que les artistes s’emploient à analyser, déconstruire, réinventer ou fabriquer.

L’exposition réunit les œuvres de 16 artistes invité.e.s. actif.ve.s en France, en Pologne, en Afrique du Sud, en Belgique ou encore  en Italie. Leurs œuvres traduisent la permanencedes conflits, elles opèrent à des croisements entre l’histoire et le présent. Il est alors question des Poilus, de la guerre qui sévit en Syrie depuis 2011, de l’histoire coloniale, de la Seconde Guerre Mondiale, de la Collaboration, de la Résistance, des Balkans, du rôle et du statut des femmes en temps de guerre, du Liban, de la guerre du Yémen ou encore de l’Apartheid. La persistance guerrière est questionnée dans un télescopage temporel et géographique. Il est alors question d’Histoire, de mémoires alternatives, de détournements et de contournements. Les œuvres instaurent des passages entre le passé et le présent, elles attestent d’une continuité, les hommes ne semblent pas lassés du conflit. Les artistes puisent dans l’histoire et l’actualité des différents conflits, mais aussi dans un imaginaire symbolique lié à la guerre, proche ou lointaine. Sans prétentions historiennes, les œuvres favorisent la mise en lumière de la prolifération des champs de bataille. Elles nous amènent, à travers des expériences situées, à penser la reproduction de schémas idéologiques motivés par une quête insatiable de pouvoir. Parce qu’ils.elles luttent contre l’indifférence, l’ignorance et l’oubli, les artistes portent un soin à la partialité, à la réparation, à la restitution et à la conservation d’une mémoire collective complétée.

Tout est si calme ce soir (Hors les murs)
Exposition hors les murs : 4, place Aristide Briand 57608 FORBACH
Carole Fékété, Hisae Ikenaga, Yanina Isuani, Marie-France Uzac 
30/11/2018 - 01/02/2019

Dans l'imaginaire collectif, les activités ménagères, l'entretien de la maison ont constitué le domaine féminin par excellence comme en témoignant toujours, souvent insidieusement, de multiples publicités; l'histoire de l'art est elle-même saturée de représentations de femmes cousant, repassant, cuisinant, entourées d'enfants et enfermées dans l'espace domestique qui semble clore leur univers. Ces images rassurantes d'un monde ordonné où chacun est à sa place peuvent être retournées pour glisser vers une inquiétante subversion des valeurs familiales; les objets se défont, les fonctions se perdent, et les usages les plus ordinaires se transforment en gestes artistiques vides  de toute efficacité sociale. Le déplacement des pratiques produit une inversion du regard par laquelle chacun est invité ici à revoir son propre quotidien.

Lanscapes-Afterwar(d)s

Atelier Laboratoire Mémoire et Paysage | Paris-Phnom Penh 2017/2018

Cristobal Bouey, Carole Fékété, Florencia Hisi, Samnang Long, Rafael Medeiros, Patrick Nardin, Soko Phay, Som Piseth, Rida Srun, Visal Sek, Neou Sokpanha, Ty Sovanpanha, Beatriz Sterling.

10/11/2018 - 02/12/2018
Vernissage le Samedi 10/11 à 17h

Lanscapes-Afterwar(d)s s’inscrit dans une réflexion sur la mémoire des lieux à l’épreuve des guerres et des conflits. Si la nature est elle-même meurtrie par un passé violent, comment témoigner de l’après coup des paysages ? Comment un paysage qui a connu des crimes d’une grande ampleur peut-il offrir une visibilité de l’Histoire ? Partout où des conflits ont existé, la question du paysage est essentielle pour déchiffrer les strates mémorielles d’événements enfouis qui manifestent de façon diffuse, malgré le passage du temps, la réalité de ce qui a été. Comment conférer alors une existence visuelle à des « paysages-mémoires » ? Cette exposition est le premier résultat de deux ateliers laboratoires conduits au Cambodge, réunissant des étudiants de Master, des doctorants de l’Univerisité Paris 8 et de l’Université royale des beaux-arts du Cambodge ; sous diverses formes leur travail interroge aussi bien la mémoire historique que la situation sociale et politique du pays. A Faux Mouvement, elle constitue le second volet du projet Le paysage après coup présenté en décembre 2017, consacré à la scène artistique cambodgienne post-khmer rouge. Il s’agit ici de mettre en évidence les pratiques expérimentales issues des ateliers laboratoires du programme IDEFI-CréaTIC conduits dans le contexte singulier du Cambodge contemporain. 

 

Remerciements à IDEFI-CréaTIC et à l’équipe EPHA du Laboratoire AIAC/Université Paris 8

A_meublements
Carole Fékété, Franz Höfner, Hisae Ikenaga, Marie Legros, Ori Levin, Yo Ota, Gert Robijns, Jean-Christophe Roelens, Rémi Uchéda, Marie-France Uzac, Jacques Vieille. 
15/06/2018 - 15/10/2018

Parlant du téléviseur installé dans la plupart des foyers américains au tournant des années 1960, Vito Acconci faisait la constatation, dans un texte écrit en 1984, que l'espace domestique accueillait là un meuble bien singulier, dépourvu de toute fonction pratique; le poste de télévision est en effet impossible à utiliser, tout ce qu'on peut faire c'est le regarder. Il possède de ce fait le caractère inutile que l'on associe traditionnellement à l'art et a pris la position d'un meuble spécialisé, la position d'une sculpture. 

Le mot "meuble" désigne par définition tout ce qui n'est pas "immeuble", c'est à dire ce qui peut être déplacé. Le déplacement s'attache ici à ce qui est susceptible de changer de place mais également ce qui peut changer de sens. Que devient un objet dont la fonction chute ? Au delà du readymade, les meubles de notre environnement peuvent être frappés non pas d'obsolescence mais d'impuissance. Vidés de leur place, hors d'usage, ils établissent un nouvel imaginaire où l'espace de la vie courante se trouve subverti. Adieu confort, praticité, facilité, .. Notre monde quotidien devient un "ex_monde", un souvenir, une trace.

 

Ouvrez les guillemets
Morgane Ahrach, Joséphine Bosvot, Paolo Del Vecchio, Ludovic Della Vedova, Jeanne Etienne, Loïc Hollard, Irfann Montanavelli, Dany Mucciarelli, Mélissa Poirel, Thibaud Schneider, Estelle Vétois 
18/04/2018 - 20/05/2018

Les 5e années en master Art dispositifs multiples de l’École Supérieure d’Art de Lorraine de Metz investissent le Centre d’art contemporain Faux Mouvement, lors d’une résidence ouverte au public et aux rencontres. 

Une cohabitation de projets, d’évènements performés, d’installations in situ, faisant écho à une documentation vivante, développée dans l’espace, tel un laboratoire à tohu-bohu. Ou comment les projets de chacun.e se construisent à partir d’emprunts, de gestes, d’imprégnations... 

>> Suivre la programmation au quotidien sur le site de la résidence

>> Le détail des projets

 

Le paysage après coup
Hak Kim, Pisey Kosal, Samnang Khvay, Sokchanlina Lim, Raksmei Long, Mak Remissa, Sareth Svay, Kanitha Tith, Rattana Vandy, Maline Yim
02/12/2017 - 16/04/2018

La visée de cette exposition est de rendre compte de la dynamique d'une scène artistique cambodgienne qui s'est construite après les années khmères rouges. Qu'ils soient survivants ou nés après le génocide, ces artistes interrogent le refoulé de l'Histoire, à travers le réemploi des archives et des documents, ainsi que l'observation des territoires en mouvement qui se déploient entre mémoire et oubli. Leurs oeuvres rendent perceptible l'inquiétante étrangeté, voire la catastrophe latente, qui se manifestent au travers des vestiges, des ruines, des bouleversements topologiques et de l'énergie des lieux. 

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre des programmes de recherche de l'Université Paris Lumières et des ateliers-laboratoires de Idéfi-CréaTIC.

4, rue du Change (Place Saint Louis)- 57041 METZ CEDEX 1  

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